Je suis, nous sommes, ils sont…

Premier week-end de stage Français du futur pour le groupe amateurs.
Ils sont 24 de tous âges, ne se connaissaient pas ou peu avant ces premiers ateliers des 11 et 12 mars mais l’alchimie et la cohésion de groupe sont au rendez-vous.
Ils ont travaillé avec Nestor et Abdel durant tout le week-end et se retrouveront dans un mois accompagnés cette fois de Pauline et de Georges.

Petite pause lecture de quelques écrits nés de l’exercice des « Je suis »…

Je suis droit… enfin, je crois.
Je ne suis pas gauche… parfois… un peu… pas souvent.
Je suis caché, à moitié.
Je ne suis pas monté très haut peut-être, mais tout seul.
Je suis à moitié d’Italie, je parle avec une seule main à la fois d’ailleurs.
Je suis à moitié d’ailleurs.
Je suis à moitié caché.
Je suis celui qui ne suit pas, en tous les cas le moins possible.
Je suis celui qu’on ne suit pas. Ça m’arrange… parfois… un peu… pas souvent.
Je suis vrai, je crois, à moitié jusqu’au bout.
Je suivrai, je crois, ma moitié jusqu’au bout.
Je suis loin, à moitié caché d’une moitié des enfants.
Je suis près, à moitié caché d’une moitié des enfants.
Je suis celui qui vient de cacher la moitié de ce qu’il a écrit.
Je suis l’appel « David » dans la voix de la Rosalie de César.
Je suis couché, à moitié, aux pieds des « charognards ».
Je suis caché. À moitié.

***


Je suis drôle et je suis grave.
Je suis clown et je suis brave.
Je suis triste d’être athée, triste de ne croire qu’au présent.
Je suis atterrée d’être si triste car la vie c’est maintenant.
Je suis l’ombre de ma mère-grand
Je ne serai pas grand-mère mais je serai ombre.
Je suis la fin d’une chaîne
Je suis passé(e) mais je ne serai pas futur(e).
Je suis une parmi d’autres
Je suis tout moi et autre que toi.
Qui peut dire ce que je serai ?
Ce que je sais c’est qu’aujourd’hui
Je suis.
Je n’étais rien avant d’être, avant de naître, avant de n’être … que moi.

***


Je suis une femme d’origine étrangère : algérienne, marocaine, antillaise, indienne.
Je suis autre, inconnue.
Je suis de culture algérienne, française. Je suis peut être un risque, un danger, une suspecte.
Je suis la fille de ma mère, de mon père.
Suis-je française réellement ? Le regard me questionne, m’interroge.
Je suis les sons d’une langue autre, d’un dialecte, un parlé : celui du pays de mes parents.
Je suis française, fille de la liberté, de l’égalité et de la fraternité,
mais suis-je celle de la justice ?
Je suis moderne, une image projetée, une autre histoire, une frontière.
Je suis quelqu’un de bien.

***

 

> Genèse du projet
> Présentation de Français du futur

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :